R comme Reprendre ses études (côté étudiants) #ChallengeAZ

Reprendre ses études, du côté des élèves.
Que cela vous donne envie d’en faire autant, quelque soit la matière étudiée !!!

Blog des promos du D.U. Généalogie de Nîmes

duRLe D.U. Généalogie et Histoire des familles peut faire partie d’une formation initiale : c’est le cas pour certains étudiants, qui mènent de front leurs études d’histoire et de généalogie, ou poursuivent leur cursus de droit par une spécialisation dans le successoral.
Pour beaucoup d’entre nous cependant, le D.U. constitue une reprise d’études. Après des formations et des années d’exercice de métiers très différents, nous revenons à la fac pour suivre des cours, passer des partiels et valider un diplôme.

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R comme Reprendre ses études (côté professeur) #ChallengeAZ

Un post de notre professeur de Généalogie Stéphane Cosson. Reprendre ses études , du point de vue du professeur. Cela donne envie de transmettre

Blog des promos du D.U. Généalogie de Nîmes

Tous les six mois, je les vois arriver. Un peu apeurés. Des questions plein les yeux. Au départ, il y a plusieurs groupes : ceux qui sont encore étudiants et ceux qui reprennent leurs études, ceux qui font ça pour le plaisir et ceux qui ont un objectif professionnel derrière, les néophytes (ou qui se présentent comme tels) et les plus aguerris (ou qui se présentent comme tels). Et à la fin de leur année, ils ne font plus qu’un.

Quels qu’ils soient, ils vont tous aborder des matières qu’ils ne connaissent pas. Je sais, nous savons tous que nous allons leur demander beaucoup. Nous savons tous qu’ils vont devoir faire des sacrifices financiers et familiaux. Nous savons tous qu’ils vont devoir jongler avec le temps. Le temps c’est leur Cadbury : « Dis, tu ne pourrais pas le faire un peu plus long ? »

Ils sont ma bouffée d’oxygène, promotion après promotion. Ne…

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K comme promotion Kiki Joli. Histoire d’une querelle… #ChallengeAZ

Au terme d’un semestre mouvementé, mais tellement constructif et riche de savoir, notre nom de promo a fait quelques vagues. Au final le choix d’un prénom apparu dans notre partiel de généalogie qui s’explique par lui-même : Nulsifrotte

Blog des promos du D.U. Généalogie de Nîmes

Il y a eu, depuis la création du D.U. en 2009, plusieurs promotions, chacune étant désignée par le mode d’enseignement, en présentiel ou à distance, par l’année d’obtention du diplôme, et… par un surnom. Un nom de promo, comme ça se fait souvent.

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VOEUX

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2017 et surtout du TEMPS*.

Du temps pour rire et sourire

Du temps pour aimer et vivre

Du temps pour travailler et s’épanouir

Du temps pour voyager même en rêve.

Du temps pour lire, écrire, écouter de la musique

Du temps pour aider ceux qui en ont besoin

Du temps pour soi

Laissons partir 2016 sans remord ni regret et accueillons 2017 l’esprit et le cœur grands ouverts.

Cette année 2017 qui débute, sera pour moi une année charnière synonyme de beaucoup de voyages généalogiques et de projets qui verront leurs accomplissements d’ici décembre 2017.

  1. Voyage N°1 : J’ai décroché juste avant Noel (quel cadeau magnifique !!!!) ma première mission de recherche. Cette demande me conduira en Charente, à Paris, en Alsace (le trajet sera plus simple à organiser, un petit tour de tram et je serai aux Archives), en Aquitaine, dans les Hauts de France et enfin à Marseille.
  2. Voyage N°2 : Je serai toutes les fins de semaines à Nîmes en tant qu’élève du DU (Diplôme Universitaire) de Généalogie et Histoire des Familles dispensé par l’Université de Nîmes. Et oui j’ai encore beaucoup à apprendre notamment en paléographie et en Héraldique, qui me posent parfois quelques soucis. Cela me permettra aussi d’aller aux Archives (Elles ne sont pas en lignes, sauf pour Nîmes et Alès), faire des recherches sur la branche gardoise de l’arbre de mon mari.
  3. Voyage N°3 : Je devrais quitter l’Alsace pour rejoindre le grand sud toulousain et me rapprocher d’une partie des miens. Projet plis aléatoire puisqu’il dépend du travail de mon cher et tendre.
  4. Projet N°1 : Débutée en 2016, la collaboration avec Isabelle de Reflets de Soie continue. La vie d’une dizaine de petites brodeuses de marquoirs issus de sa collection, revient chaque mois. La dernière en date vient de Saint Bauzely près de Nîmes (un heureux hasard !!!). J’agrémenterai cette rubrique de recherches sur d’autres marquoirs que j’aurai trouvé. Pas de date de fin de projet tant les marquoirs sont nombreux.
  5. Projet N°2 : Mener mon DU à son terme et le réussir en Juin
  6. Projet N°3 : Faire le challenge Généalogie de A à Z en juin que je placerai sous le signe des métiers textiles.
  7. Projet N°4 : Compléter les branches de mes arbres qui le demandent afin de faire une édition grand format pour décembre 2017.
  8. Projet N°5 : finaliser mon 1er récit de vie pour septembre 2017 avec arbre à la clé.
  9. Projet N°6 : continuer les relevés collaboratifs quand le TEMPS me le permet.

Voilà, beaucoup de choses menées tambour battant, reste à ne pas flancher.

Bon vent, à vous qui me lisez, pour cette année 2017.

Je vous remercie tous de me suivre. N’hésitez pas à me faire part de vos réflexions sur ce que vous aimeriez me voir aborder quant à l’étude des métiers textiles.

A bientôt

Sandrine

* Inspiré d’un poème des Natifs Américains des Tribus Dakota

Magland – 1892 Ce 8 Août – Louise Delaplagne

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Fil de départ : la date et le lieu.

Soit le 8 août 1892 est la date de naissance de Louise Delaplagne, soit c’est la date à laquelle elle a terminé ce marquoir très fleuri.

Magland se situe en Haute Savoie, si on ne connait pas cette commune, un peu indice s’est glissé dans le marquoir : l’écusson de la Haute Savoie figure en haut et en bas au centre.louise_delapagne_retouche_500-copie

 

Après consultation du registre de naissance de Magland, Louise en fait se nomme Marie Louise Delaplagne. Elle est née le 14 juin 1879.

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Archives de Haute-Savoie, côte 4E 2171- p 567/901

Elle est la fille de Charles Delaplagne, âgé de 40 ans, marchand de bois et de Marie Suzanne Anthoine, âgée de 34 ans, ménagère, domiciliés à Magland

Les témoins de cette naissance sont Louis Joseph Delaplagne aubergiste (son oncle paternel), et Cyrille Hugaud domestique.

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Magland est une petite commune de haute Savoie sur les bords de l’Arve, cité horlogère puis spécialisée dans le décolletage (fabrication de vis, écrou…).

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Elle est la benjamine de 3 enfants, un frère Louis Philippe né en 1875 et une sœur Léa Marie née en 1877

Son père Charles est né le 29 juillet 1839 à Magland et sa mère Marie Suzanne le 1er aout 1844, tous deux à Magland.

Ils se marient à le 4 février 1875.  Marie Suzanne est enceinte au vu de la date de naissance de Louis Philippe (2/6/1875).

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Alors que Louise est encore une petite fille, en 1882 son oncle Louis Joseph, cafetier, est juré d’assise au Tribunal d’assise. Le domaine de compétences relève du jugement des crimes contre les personnes mais aussi contre les biens ou l’état.

 

cour-dassise-1882

la-croix-20-juil-1892_n2812_-catastrophe-de-saint-gervaisDurant l’été 1892, alors que Louise termine son marquoir. Une tragédie se produit dans cette vallée de l’Arve qui conduit à Chamonix.

 

 

 

 

 

 

Dans sa vingt-deuxième années, Louise perd sa mère le 25 février 1901.

Elle vit toujours à la ferme familiale, peut être aide-t-elle à l’auberge de son oncle Louis Philippe, Auberge Anthoine (Carte postale colorisée plus haut)

Son frère Louis Philippe se marie en 1904. Toute la famille vit à la ferme familiale.

Louise et Léa sont célibataires.

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Ses oncles maternels sont horlogers  et décolleteurs notament Michel ANTHOINE

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En 1913, Louise ou Léa font certainement parties de la Ligue des Femmes Françaises – une association catholique féminime, prépondérante en Haute Savoie.

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Là s’arrête les documents sur Louise. Il me faudra une visite aux archives de Haute Savoie pour en savoir plus.

Quelle était son école, Louise s’est-elle mariée, a-t-elle eu des enfants ?

Ses questions méritent une réponse, dans quelques mois j’espère.

Si vous Louise fait partie de vos ascendants, n’hésitez pas à me contacter

 

Sources :              

Vous pouvez retrouver le marquoir à broder sur le site Reflets de Soie : http://www.reflets-de-soie.fr/

Archives de Haute Savoie :  http://archives.hautesavoie.fr/?id=rechercher

Cartes Postales : http://www.delcampe.net

Ligue des Femmes françaises : http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2009.deloche_e&part=162170

Marius ROUX et la loi de 1901

1905, loi de séparation de l’église et de l’état où le choix d’une carrière.

Le 9 décembre 1905 était promulguée la loi de séparation de l’église et de l’état. Auparavant une loi dite « anticléricale » fut votée : La loi du 1er juillet 1901 de Waldeck ROUSSEAU qui interdit notamment l’enseignement aux congrégations religieuses non autorisées. Cette loi amena le grand-père de mon mari à faire le choix de « l’école libre ».

Il y a 2 ans mon beau-père, suite aux recherches que je faisais sur la famille ROUX, me remit un cahier d’écolier bleu qu’il avait couvert d’une très belle écriture. Ce cahier était les prémices de découvertes qui allaient m’amener à écrire mon premier récit de vie.

Son père, Baptiste Irénée Marius (grand-père de mon mari) est né le 25 décembre 1881 à Flavin dans l’Aveyron.

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Fils de cultivateur, sa mère Rosalie ROUQUETTE avait mis un point d’honneur à ce que ses enfants ne soient point loués.

En 1897, il choisit d’être instituteur, et entre à l’école normale (sans doute avec une dérogation n’ayant 16 ans que le 25 décembre de l’année 1897).

 

Ecole Normale d’Instituteurs – Rodez

 

Ainsi Marius n’est plus une charge pour la famille suite au décès de sa mère.

En effet, grâce à la loi du 16 juin 1881, les études ainsi que la pension deviennent gratuites. La distinction qui existait entre élèves payants et élèves boursiers disparaît. Avant cette loi, la pension payée par les familles très modestes, pouvait être diminuée par l’obtention d’une bourse suivant les résultats scolaires.

Un internat est mis en place en remplacement du système monacal. Pourtant rien ne change vraiment. « Le lever est fixé à cinq heures en été et à six en hiver, le coucher est à neuf heures ». L’épaisse soupe du petit déjeuner est servie après deux heures d’étude à jeun.

Tout normalien portait un uniforme strict à casquette et longue redingote noire à liseré violet.

Pour entrer à l’Ecole Normale il fallait avoir le brevet élémentaire équivalent du certificat d’études primaires. Les études étaient de 3 ans dont deux années pour préparer le brevet supérieur.

Au début 1900 Marius est nommé instituteur stagiaire à « l’école libre » du Beffroi à Millau.

Ecole du Beffroi – Millau – Aveyron

Il y reste 3 ans et fut témoin d’un événement qui l’ébranla quelque peu.

Le 1er mai 1903, dans le climat tendu suite à la loi de 1901, les capucins de Rodez sont expulsés de leur couvent. Il verra les ouvrières des manufactures gantières, ciseaux à la main, menaçant de « faire une boutonnière » aux policiers qui approchaient du couvent. Elles s’étaient rassemblées suite au tocsin sonné par l’église de Notre Dame de l’Espinasse à Millau.

Couvent des Capucins - Expulsion 1903 - Millau - Aveyron
Couvent des Capucins – Expulsion 1903 – Millau – Aveyron

Marius racontait souvent combien la population ouvrière était attachée aux capucins car ils aidaient « les malheureux et les malades ».

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Journal du Loiret 30 avril 1903 – Archives du Loiret

Ces évènements le conforteront dans son engagement dans « l’école libre ».

Marius enseignera ensuite à Villefranche, puis à Luc la Primaube où il sera régulièrement en désaccord avec son inspecteur, notamment lorsqu’il fut question que le jardin du curé soit affecté par la commune à d’autres projets. Le curé se servait de ce jardin pour aider les familles pauvres à se nourrir.

Il se marie en 1922 avec Rosalie VERNHES, elle aussi institutrice libre à Flavin. Ensemble ils feront leur carrière à l’école Saint Charles de Gaillac dans le Tarn.

Le choix de l’école libre est à croiser avec ses opinions et au sens du partage tel qu’il l’entendait. De nombreux enfants seront scolarisés gratuitement et bénéficieront d’un service de cantine gratuit lui aussi. Pour lui « l’école pour tous » n’était pas une question de loi mais une conviction profonde de partage.

Marius ROUX et Rosalie VERNHES

8 décembre – Marie MOYNE

Il y a 96 ans aujourd’hui, jour de la conception de Marie, naissait ma grand-mère maternelle, qui bien sûr fut nommé Marie … Aimée.

Ses parents Joseph Eugène MOYNE et Aimée Pierrette THEVENET s’étaient mariés en 1909 à Champagnat, petit village près de Cuiseaux en Saône et Loire.

Elle est la 6ème enfant d’une fratrie de 7 enfants. 5 frères avant elle et ensuite une petite sœur.

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Elle est issue d’une famille paysanne propriétaire, bressane par son père, jurassienne pas sa mère. Elle se disait jurassienne et enfant, j’aimais la taquiner sur ce fait.

Elle parlait peu de son enfance. Sur cette photo c’est la petite fille à la mine renfrognée à gauche, sa sœur était toujours souriante et elle, Marie « ronchon ». Il manque Raymond sur la photo.

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Famille Moyne 1928

Elle est issue d’une famille paysanne assez aisée pour l’époque. Ils vivaient dans la ferme des parents d’Eugène.

La famille sera marquée d’abord par la perte de Marcel. J’ai découvert l’existence de ce petit garçon dans les registres d’état civil. Je n’ai jamais entendu parler de la mort de cet enfant.

Eugène sera soldat durant toute la période de la guerre de 14-18. D’abord au 109 ° RI puis au 217° RI. Il sera blessé au talon par une balle le 15  août 1916 mais ne rentrera chez lui qu’en 1919.

En 1925, Adèle GOLLION, la mère d’Eugène décède. La succession sera longue. C’est des frères d’Eugène qui hériteront de la ferme familiale.

La famille quitte Champagnat et partiront à Graye et Charnay, dans le Jura en 1928.

Ma grand-mère ira à l’école jusqu’au certificat d’étude et sera ensuite « placée » comme bonne chez un notable de Coligny (dans l’Ain à 20 kms au sud).

En 1936, Eugène décède, laissant la famille désemparée. Joseph s’est marié. La maison devient petite.

Pierrette repart alors dans son village natal de Balanod.

La guerre éclate, Marie est toujours à Coligny. Joseph, Camille et Raymond sont mobilisés. Raymond sera fait prisonnier en 1940 et décèdera en captivité en 1941. Je ne sais pas ce que deviennent Aimée et Edmond.

Pendant la guerre, Marie fera souvent à vélo, l’aller-retour entre Graye et Charnay , Balanod et Coligny, allant au « ravitaillement » à la ferme de Joseph.

Lieux de vie de Marie

Marie, jeune fille, rêvait d’être infirmière. Cela restera un rêve.

La guerre finie, elle a 25 ans et rencontre Raymond qui revient de camp de prisonniers où il a passé 5 ans.

Evadé à 2 reprises, il rentre d’Allemagne blessé physiquement et surtout psychiquement de ce qu’il a enduré.

C’est deux solitudes qui se rencontrent. Ils se marient le 8 janvier 1946 à Saint Amour.

Raymond Marie 1946

Drôle de photo de mariage, un peu tristounette. Marie a toujours ce regard que je lui verrai longtemps. Mon grand-père saura faire preuve de résilience. Il était beaucoup plus gai que Marie.

Marie avait la réputation d’être femme forte et au caractère trempée.

Au début de leur union, ils habiteront au rez-de-chaussée de ce que l’on appelle à Saint Amour la maison Lamartine. Alphonse de Lamartine n’habitera jamais cette maison, il y viendra en villégiature. C’était l’hotel particulier de sa nièce.

maison Lamartine

3 enfants naîtront dans cette maison dont ma mère qui aimait beaucoup se cacher dans les multiples placards muraux qui « tapissaient » les murs de cette grande bâtisse.

Au cours des années 50, ils feront construire une maison sur les hauteurs de Saint Amour.

Une petite maison car aux dires de ma grand-mère : « la banque avait estimé que c’était suffisant pour des ouvriers ». Ils pourront dans les années 60, faire une extension.

Marie élevait ses enfants et était nourrice, Raymond travaillait à la ville comme cantonnier.

Naitront encore 4 enfants, mais comme sa mère, elle perdra son 4ème enfant.

Ce petit monde grandira et jouera dans le grand jardin où Marie et Raymond feront pousser fruits et légumes qui laissent encore de souvenirs de saveurs inégalées.

Les enfants partiront, les petits enfants arriveront dès 1969. Je suis l’ainée de 14 mouflets comme disait Marie.  Marie connaîtra ses 4 premiers arrières – petits – enfants.

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Marie Raymond et moi 1969

Elle nous a quitté il y a déjà 18 ans. Elle laisse un grand vide. Elle m’a tant appris tout au long de ces vacances que je passais chez mes grands – parents ; que pas un jour ne passe sans que je répète un geste qu’elle m’a appris.

Je fais mes gâteaux dans ses moules, je cuisine dans sa cocotte en fonte. Si je sais me servir d’aiguille c’est grâce à elle.

Sa vie fut une vie de labeur entre une famille nombreuse, un mari marqué par les années de captivité allemande, un grand jardin à entretenir pour nourrir son petit monde, la perte d’un enfant, d’un petit fils, d’une arrière-petite-fille.

Je ne la voyais pas souvent sourire. Elle aurait aimé vivre en ville et non dans cette petite commune, aussi joli nom soit-il !

Mon regret : ne pas avoir noté adolescente, jeune adulte, ce qu’elle me disait de sa vie et surtout de ne pas lui avoir poser les questions que je me pose aujourd’hui et qui désormais resteront sans réponse.

Elle aurait eu 96 ans aujourd’hui.

Mamé, je suis fière de t’avoir eu comme grand-mère, toi qui as su me transmettre tant de choses. Peut-être que mon sens de la transmission me vient de toi, du moins je me plais à le croire.

Votre grand-mère a-t-elle été importante pour vous ? Que vous a-t-elle transmis ?

Saint Nicolas du Pélem – Marie Perennes

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Je ne vous parlerai pas du grand bonhomme en rouge, mais de Saint Nicolas du Pélem (22) où naquit Marie Pérennes, mon arrière- arrière-grand-mère paternelle (branche adoptive).

Ce Saint Nicolas ne fut pas un cadeau dans mes recherches.

Je fus longtemps sur les traces de Marie ne sachant rien d’elle si ce n’est son nom sur l’acte de naissance de mon arrière-grand-père Maurice né le 23 juillet 1910 à Asnières sur Seine (92).

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Marie est alors âgée de 39 ans, sans profession, demeure 88 rue du Mesnil à Asnières. Maurice est fils de père non dénommé. Louis Chaboy est témoin de cette naissance.

Je savais par mon arrière-grand-mère Suzanne, que Maurice n’avait pas connu son père. Il ne parlait d’ailleurs jamais de sa famille.

Je me penche alors sur le recensement d’Asnières.  Je trouve bien Louis Chaboy, Maurice Pérennez (les deux orthographes sont fréquemment utilisées sur une même personne). Cette Mme Marie Métayer est-elle bien la mère de Maurice. S’il s’agit d’elle, est-elle mariée, divorcé ?

Je n’ai pu consulter le recensement suivant.

 

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A la lecture de son acte de naissance de Maurice, en mention marginale, il est écrit qu’il a été reconnu le 25 mai 1929 par Marie Pérennes à Saint Yzan du Soudiac en Gironde.

Son acte de mariage avec Suzanne, le 5 août 1933, indique que sa mère est décédée.

Direction la Gironde, à Saint Yzan du Soudiac pour rechercher l’acte de reconnaissance.

À la consultation des registres, je retrouve Marie. Elle s’est mariée le 12 juin 1929 avec Louis Chaboy.

Je sais désormais que Marie est née à Saint Nicolas du Pélem (côtes du Nord – aujourd’hui Côtes d’Armor) le 19 avril 1871. Elle est la fille de Jean-Marie Pérennes et de Philomène Guernevo, époux décédés à la date du mariage de Marie en 1929.

L’acte indique qu’elle est la veuve de Mathurin Métayer depuis le 14 novembre 1900. C’était bien ma Marie du recensement de 1911.

Louis est aussi veuf depuis le 28 janvier 1928 de marguerite Pauline Octavie Cerbonnet. Il est né le 22 mars 1878 à Rouen. Il est employé au chemin de fer.

Il fait peu de doute que Maurice est le fils de Louis. C’est du moins la conclusion à laquelle sont arrivés mon père et mon oncle.

Je trouve aussi l’acte de décès de Louis moins de 6 mois plus tard : le 9 décembre 1929.

C’est un certain Eugène Métayer, 33 ans, mécanicien, domicilié Palais sur Vienne (haute Vienne) qui fait la déclaration. Et c’est le beau-fils de Louis.

Maurice a un frère !!!

Le déplacement valait la peine.

Je sais désormais :

Marie est né le 19 avril 1871 à Saint Nicolas du Pélèm (22)

Elle a été mariée une première fois avec Mathurin Métayer

Elle a deux enfants : Eugène et Maurice.

Elle vit avec Louis et la mère de celui-ci au moins en 1911.

Louis n’a pas reconnu Maurice.

Je pars à la recherche de la vie de Marie que Maurice a quelque peu occulté mais il devait avoir ses raisons. Il nous a toutefois laissé son portrait.

L’acte de Naissance de Marie est une mention marginale sur l’acte d’une autre personne. Un peu comme si dès sa naissance, elle était invisible. Je suis passée et repassée sur cette page sans voir la mention.

A l’époque où j’ai commencé mes recherches sur Marie, j’avais consulté Geneanet, elle n’apparaît jamais dans les enfants du couple Jean Marie Perennez et Marie Philomène Guernevo.

Je finis par trouver l’acte sur celui de Françoise BURLOT.

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Sa naissance est reconnue et légitimée par un jugement du tribunal civil de Guingamp du 8 octobre 1892.

Pas de mention de son mariage avec Mathurin Métayer mais celui avec Louis est bien noté ainsi que son décès qui ne correspond pas à ce qui est inscrit sur l’acte de mariage de Maurice. On avance…

Je conclus à la lecture de cet acte que c’est au moment de mariage qu’elle a su qu’elle n’avait pas été déclarée, d’où la demande de rectification. Pourquoi cet oubli ?

En épluchant les tables décennales à la recherche du mariage, je trouve une « Maria Métayer », qui après lecture s’avère être la fille de Marie et Mathurin. Ils demeurent à Versailles (78).

Je retrouve vite leur acte de mariage le 17 décembre 1892. Mathurin est cordonnier et Marie Journalière.

Maria née le 11 janvier 1895 à Saint Nicolas du Pélem. Ensuite Eugène Louis le 2 octobre 1896 à Versailles et enfin Pierre n é le 13 décembre 1899 aussi à Versailles.

Mathurin décède le 14 novembre 1900.

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C’est la sœur de Marie, Maria Perennès, sa sœur qui est témoin accompagnée de Gustave Victor Haincourt, à défaut de parent et de voisin. Où est passé Marie ?

Recensement de 1901 :

Maria, fille de Marie et Mathurin vit chez sa grand-mère Paternelle Marguerite THOMAS à Lanrivain. Le grand-père est décédé le 22 octobre 1900, 3 semaines avant son fils. Marie est-elle à Lanrivain au moment du décès de Mathurin ?

Pierre vit chez ses grands-parents maternels à Saint Nicolas du Pélem

A Versailles au 10 rue des 2 portes, il n’y a plus personne. Marie et Eugène ont disparu.

La famille est explosée.

Recensement de 1906 :

Maria est toujours à Lanrivain chez sa grand-mère.

Eugène est à Saint Nicolas et c’est fois c’est Pierre et Marie dont je perds la trace.

Marie a-t-elle déjà rencontré Louis Chaboy ?

Beaucoup de questions restent sans réponse.

Peut-être que le dossier de Louis Chaboy, employé au chemin de fer, lèvera une partie du voile sur l’histoire de Marie.

Marie est inscrite décédée en 1933 sur l’acte de mariage de Maurice puis en 1954 à Plounévez – Quentin (22) ???

Là encore, un nouveau mystère. A la mairie de Plounévez-Quentin, point de trace de ce décès, pas plus qu’à Saint Nicolas du Pélem où la mention a été faite, ni à Lanrivain (village de naissance de Mathurin et de Jean Marie Pérennes (père de Marie).

L’été dernier, visite des cimetières de ces 3 communes, en vain. Aucune tombe ne porte le nom de Marie ou de ses parents. Je ne sais pas où est enterrée Marie.

Le destin de Marie me touche.

Quel évènement a empêché sa déclaration de naissance ? Pourquoi son acte de décès est-il introuvable ?

Marie est une ombre que je souhaite faire revivre. Saint Nicolas du Pélem me doit un cadeau.

A suivre …

N’hésitez pas à me contacter si vous avez une information.

Anaïs CURVEUR, 12 ans, Reyssouze, 1896

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« Vivez longtemps soyez heureux

Bien chers Parents ce sont mes vœux »

Anaïs CURVEUR

 12 ans

 Reyssouze, 1896

 

A la lecture des tables décennales de Reyssouze, je découvre qu’Anaïs CURVEUR, se nomme en fait Marie Anaïs COUDURIER – CURVEUR. Mais je trouve deux Anaïs, l’une née en 1884 l’autre en 1887.

Anaïs a brodé qu’elle avait 12 ans en 1896, donc elle serait née en 1884.

Je pars donc sur la trace d’Anaïs COUDURIER-CURVEUR née en 1884

Anaïs nous raconte qu’elle est née le 20 janvier 1884 à Reyssouze.

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Archives de l’Ain – FRAD001 _ EC LOT79879 – p1/23

Reyssouze est une petite commune de l’Ain au Nord de Mâcon. Elle a été créée en 1845 suite au remembrement de Gorrevod. Elle est bordée la Saône et au nord par la rivière la Reyssouze.

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Elle est certainement née dans la maison familiale, peut-être dans une ferme bressane comme il y en avait encore un certain nombre à la fin du 19° siècle.

Un grand nombre de fermes avait ces cheminées très particulières appelées cheminée sarrasine. Leur origine reste mystérieuse. Elles ressemblent cheminées aragonaises traditionnelles en Haut Aragon, dans les Pyrénées espagnoles. À l’extérieur, cette cheminée typique à l’aspect d’un minaret ou d’un petit clocher. Généralement surmontée d’une croix, elle correspond avec un foyer placé au centre de la pièce, dont on pouvait faire complètement le tour.

Ce sont des cheminées importantes par leur taille et ouverte où l’on se rassemblait pour « dépiller » le maïs, filer le chanvre.

Au XVIIIe siècle, ces cheminées étaient considérées d’un autre âge, de là, certainement, l’appellation de « sarrasines », et non pas en vertu d’une origine mauresque.

En 2007, il en restait exactement trente-quatre.

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Une ferme bressane avec cheminée sarrasine.

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Elle est la fille de Joseph Philibert COUDURIER-CURVEUR et Marie Joséphine BUCILLAT, tous deux cultivateurs.

Son père est né le 11 février 1859 à Reyssouze et sa mère le 1er février 1863 à Ozan, commune voisine.

Ils se marient à Ozan le 2 novembre 1882 (à 8 km au sud de Reyssouze).

La famille d’Anaïs est marquée par la mort de ces deux petits frères Pierre Marie Alexandre à l’âge de 4 mois et Félix Alphonse à l’âge de 17 jours. Elle aura ensuite une petite sœur de 8 ans sa cadette, Antoinette.

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Elle passe son enfance dans ce village d’environ 850 à 900 habitants à la fin du XIX°. Reyssouze est village traversée à l’époque d’une seule grande rue principale et possède une belle école – Mairie

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En 1896, Anaïs termine son marquoir qu’elle dédie à ses parents comme beaucoup de fillettes le font. On peut imaginer la joie de ses parents devant un si belle ouvrage.

Pour arriver à ce résultat, il y eu certainement de longues heures d’apprentissage.

La couture faisait partie du travail manuel. Cette activité était réalisée l’après-midi une à deux fois par semaine selon les écoles. Il était dirigé par la femme de l’instituteur si ce dernier était marié, sinon par une institutrice formée à cet effet.

Ces travaux étaient divisés en deux parties : les travaux nécessaires et indispensables tel le marquage du linge (utile pour le lavage du linge au lavoir qu’il fallait pouvoir reconnaître), le tricot et les travaux utiles et agréables comme la broderie, la tapisserie, la dentelle.

Les travaux d’aiguilles sont inclus depuis la loi du 28 mars 1882 dans l’éducation physique ce qui n’est pas le cas des travaux manuels des garçons.

Le bulletin de l’Instruction Publique indique : « Le cours moyen impose la réalisation « d’un alphabet et chiffres » sur toile, ultime étape de cette pratique débutée au cours élémentaire par l’étude du point de canevas … appliqué aux lettres de l’alphabet en commençant par les plus simples »

emploi-du-temps

Elle épouse Pierre Marie BOURGEOIS, âgé de 25 ans et cultivateur, le 5 avril 1900.

Anaïs a à peine 16 ans le jour de son mariage (la majorité nuptiale était à 21 ans à cette époque là).

En 1901, le couple est installé à Reyssouze en 1901.

recensement-reyssouze-1901

Très vite ils partiront à Mâcon à 20 km au sud de Reyssouze, sans doute pour y trouver du travail.

La fiche de matricule de Pierre fait état de 2 adresses à Mâcon.

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Rue de Paris

Je ne l’ai pas retrouvé au recensement de 1906 mais à celui de 1911, ils habitent bien à l’adresse indiquée.

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Rue de la Barre – Macon – 6MMacon_1911/2 – p 4/185

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On voit sur l’état de recensement, que Pierre est devenu tourneur, mais il n’y a pas d’enfant. Pas d’enfant non plus sur les recensements des villages où vivent leurs parents.

1914, Pierre est mobilisé et intègre le 55° régiment, le 17 août. Que fait Anaïs durant cette période ?

En 1916, Pierre est réformé pour une bronchite chronique le 11 mars 1916. Il est détaché à L’île Seguin. Participe-t-il à la fabrication du char FT17. Anaïs gagne-t-elle Billancourt ?

1918, il revient à Mâcon où il décède le 12 janvier 1918 à l’hôpital.

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Registre de Matricule Pierre Marie Bourgeois classe 1894 – Bourg en Bresse

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Table de succession Mâcon 3Q 1574 –  1916 – 1918 p 24/200

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Triste année pour Anaïs. Je perds sa trace. Si en 1918 elle habite rue Lacretelle, au recensement de 1921 et jusqu’à son décès en 1958 à Reyssouze elle n’apparaît plus, ni à Mçacon, ni à Reyssouze ni à Arbigny.

Une visite aux Archives de l’Ain s’impose

Sources :              

Reflets de Soie : http://www.reflets-de-soie.fr/

Archives de l’Ain : http://www.archives.ain.fr/archive/recherche/etatcivil/n:88

Archives de la Saône et Loire :

http://www.archives71.fr/article.php?larub=30&titre=familles-et-individus

Cartes Postales : http://www.delcampe.net

Emploi du temps : Musée National de l’Education

https://www.reseau-canope.fr/musee/collections/fr/museum/mne

Ferme bressane :

http://patrimoines.ain.fr/n/musee-de-la-bresse-domaine-des-planons/n:810

 

 

 

 

 

 

Ceux de 14 -18

En ce jour du 11 novembre, un hommage aux hommes de mes familles biologique paternelle, maternelle, adoptive et maritale.

Dans l’ensemble beaucoup revinrent mais dans quel état …

Famille Biologique paternelle : 

Jean Prosper Théodule VUILLEMARD

mon grand père

35° régiment d’infanterie

Naissance : 23/6/1897 – Décès : 18/6/1974

Il reviendra blessé et recevra la légion d’honneur en 1960,

Famille maternelle :  

Camille François MOYNE

(arrière grand oncle maternelle)

4° régiment d’artillerie de campagne

Naissance : 2/3/1894 – Décès : 9/1974

Joseph Eugene MOYNE

(mon arrière grand-père maternelle)

217° régiment d’infanterie

Naissance : 20/8/1884 – Décès : 1936

Famille adoptive paternelle :

Gustave Marie Alexandre MALNOU

(arrière grand oncle maternelle de mon père)

4° section d’Infirmiers Militaires

Naissance : 15/3/1880 – Décès : 29/11/1915

Marie Gabriel Marcel MALNOU 

(arrière grand oncle maternelle de mon père)

103 Régiment d’Infanterie

106° régiment d’infanterie

Naissance : 10/5/1887 – décédé après 1923

Jules CARDENET

(arrière grand oncle paternelle de mon père)

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65° Régiment d’Infanterie

Naissance : 1/5/1875 – Décès : 22/10/1918

Abel CARDENET 

(grand père paternelle de mon père)

261° régiment d’infanterie territoriale (261e RIT)

Naissance : 22/2/1872 – Décès : 12/3/1951