Challenge AZ 2018, Cirque

I comme Itinérance

Le cirque, tel qu’on le connait aujourd’hui,  remonte au XVIIIème siècle. A partir du Xème siècle, les Tziganes venus d’Inde contribuent à importer en Europe certains savoirs comme le dressage d’animaux, le fildeférisme ou la contorsion qui deviendront des classiques du cirque. Les souches de la famille Bouglione, d’après des sources de la famille, seraient tziganes, puis italiennes et françaises.

A partir du XVIIème les saltimbanques vont de foire en foire et sont parfois utilisés par les commerçants pour attirer les clients. C’est vers 1750 que naît le cirque moderne : Les acrobates, danseurs de corde, jongleurs et voltigeurs à cheval se regroupent pour présenter des spectacles en commun.

Philip Astley est l’initiateur du cirque moderne. Dans les années 1760 il fonde le « Royal Amphitheatre of Arts », et fait de son cirque une entreprise commerciale. Il est l’un des premiers à présenter un spectacle alliant numéros équestres, théâtre et ballet dans une structure « en dur » constituée d’une piste circulaire, qui protège artistes et spectateurs des intempéries et oblige les spectateurs à payer leur entrée.

Royal Ampitheatre of Arts

Les cirques « en dur » se répandent peu à peu en Europe à partir de la Révolution : Franconi s’installe avec sa famille à Paris, Jacques Tourniaire part à Saint Petersbourg en 1825 puis à Moscou en 1826. Les spectacles présentés sont des numéros équestres  alliant dressage et acrobatie à cheval.

 Le terme « Cirque » apparaît pour la première fois en France en 1807 pour désigner le Cirque Olympique des frères Franconi qui présente un mélange d’exercices équestres et de théâtre.

L’histoire retient que les Franconi seront les premiers à partir sur les routes avec leur spectacle au milieu du XIXème. Parallèlement les ménageries ambulantes comme celle de Bonnefoux, Pezon, Jeannet, Hagenbeck …

L’avènement du train et les débuts de l’automobile vont permettre au cirque de se déplacer plus facilement.

Les frère Amar sont partis plusieurs années de suite faire des tournées au Maghreb, prenant le bateau à Marseille pour Tanger. En 1982 ce fut la dernière tournée  du Cirque Amar au Maroc.

Le parcours des tournées était préparé bien en amont par des avant-courriers. Puis venait l’affichage qui devançait le cirque d’une quinzaine de jours et enfin le cirque arrivait.

Une nouvelle ville presque chaque jour, des routes nationales ou départementales, de nombreux aléas comme des accidents ou des pannes. Une personne était responsable du convoi qui comprenait entre 10 et 50 véhicules, voire plus selon la taille du cirque.

Le tracteur avait en plus de sa remorque, une seconde remorque voire une caravane (les artistes n’avaient pas toujours leur propre véhicule) ? Ce qui aujourd’hui ne pourrait pas se faire.

Le convoi comprenait le chapiteau, la scène, les gradins et chaises, les caisses, la cuisine, l’infirmerie, les couchettes du personnel qui n’avaient pas de caravane, la mécanique, les groupes électrogènes, les tentes de la ménagerie, les camions aménagés pour les animaux, les caravanes des artistes et de la direction ….  

Si un événement survenait, le reste du convoi continuait sa route, car il fallait arriver au plutôt pour le montage du chapiteau qui prenait plusieurs heures. Le chauffeur attendait que le responsable revienne, répare et que le véhicule immobilisé reparte.

Lorsque le problème arrivait avec le convoi du chapiteau, on changeait de tracteur pour qu’il arrive vite sur la nouvelle place. Mais quand il arrive un accident tel que celui qui suit, le spectacle n’a certainement pas eu lieu le soir même, les photos se passant de commentaire.

Le cirque parcourait en moyenne 12 à 13000 kms en 10 mois de fin janvier à fin novembre. Le mois de décembre est le mois des galas parisiens et en janvier le cirque « remisait » afin de remettre le matériel en état.

Exemple de la tournée du Cirque Amar en 1980 (il manque les mois d’octobre et novembre). Cet année-là les spectacles de fin d’année eurent lieu à la porte Champerret. C’est cette année là que j’ai connu William Victor Foottit.

Demain je vous emmène chez J comme Jean Richard.

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