Magland – 1892 Ce 8 Août – Louise Delaplagne

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Fil de départ : la date et le lieu.

Soit le 8 août 1892 est la date de naissance de Louise Delaplagne, soit c’est la date à laquelle elle a terminé ce marquoir très fleuri.

Magland se situe en Haute Savoie, si on ne connait pas cette commune, un peu indice s’est glissé dans le marquoir : l’écusson de la Haute Savoie figure en haut et en bas au centre.louise_delapagne_retouche_500-copie

 

Après consultation du registre de naissance de Magland, Louise en fait se nomme Marie Louise Delaplagne. Elle est née le 14 juin 1879.

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Archives de Haute-Savoie, côte 4E 2171- p 567/901

Elle est la fille de Charles Delaplagne, âgé de 40 ans, marchand de bois et de Marie Suzanne Anthoine, âgée de 34 ans, ménagère, domiciliés à Magland

Les témoins de cette naissance sont Louis Joseph Delaplagne aubergiste (son oncle paternel), et Cyrille Hugaud domestique.

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Magland est une petite commune de haute Savoie sur les bords de l’Arve, cité horlogère puis spécialisée dans le décolletage (fabrication de vis, écrou…).

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Elle est la benjamine de 3 enfants, un frère Louis Philippe né en 1875 et une sœur Léa Marie née en 1877

Son père Charles est né le 29 juillet 1839 à Magland et sa mère Marie Suzanne le 1er aout 1844, tous deux à Magland.

Ils se marient à le 4 février 1875.  Marie Suzanne est enceinte au vu de la date de naissance de Louis Philippe (2/6/1875).

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Alors que Louise est encore une petite fille, en 1882 son oncle Louis Joseph, cafetier, est juré d’assise au Tribunal d’assise. Le domaine de compétences relève du jugement des crimes contre les personnes mais aussi contre les biens ou l’état.

 

cour-dassise-1882

la-croix-20-juil-1892_n2812_-catastrophe-de-saint-gervaisDurant l’été 1892, alors que Louise termine son marquoir. Une tragédie se produit dans cette vallée de l’Arve qui conduit à Chamonix.

 

 

 

 

 

 

Dans sa vingt-deuxième années, Louise perd sa mère le 25 février 1901.

Elle vit toujours à la ferme familiale, peut être aide-t-elle à l’auberge de son oncle Louis Philippe, Auberge Anthoine (Carte postale colorisée plus haut)

Son frère Louis Philippe se marie en 1904. Toute la famille vit à la ferme familiale.

Louise et Léa sont célibataires.

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Ses oncles maternels sont horlogers  et décolleteurs notament Michel ANTHOINE

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En 1913, Louise ou Léa font certainement parties de la Ligue des Femmes Françaises – une association catholique féminime, prépondérante en Haute Savoie.

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Là s’arrête les documents sur Louise. Il me faudra une visite aux archives de Haute Savoie pour en savoir plus.

Quelle était son école, Louise s’est-elle mariée, a-t-elle eu des enfants ?

Ses questions méritent une réponse, dans quelques mois j’espère.

Si vous Louise fait partie de vos ascendants, n’hésitez pas à me contacter

 

Sources :              

Vous pouvez retrouver le marquoir à broder sur le site Reflets de Soie : http://www.reflets-de-soie.fr/

Archives de Haute Savoie :  http://archives.hautesavoie.fr/?id=rechercher

Cartes Postales : http://www.delcampe.net

Ligue des Femmes françaises : http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2009.deloche_e&part=162170

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Marius ROUX et la loi de 1901

1905, loi de séparation de l’église et de l’état où le choix d’une carrière.

Le 9 décembre 1905 était promulguée la loi de séparation de l’église et de l’état. Auparavant une loi dite « anticléricale » fut votée : La loi du 1er juillet 1901 de Waldeck ROUSSEAU qui interdit notamment l’enseignement aux congrégations religieuses non autorisées. Cette loi amena le grand-père de mon mari à faire le choix de « l’école libre ».

Il y a 2 ans mon beau-père, suite aux recherches que je faisais sur la famille ROUX, me remit un cahier d’écolier bleu qu’il avait couvert d’une très belle écriture. Ce cahier était les prémices de découvertes qui allaient m’amener à écrire mon premier récit de vie.

Son père, Baptiste Irénée Marius (grand-père de mon mari) est né le 25 décembre 1881 à Flavin dans l’Aveyron.

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Fils de cultivateur, sa mère Rosalie ROUQUETTE avait mis un point d’honneur à ce que ses enfants ne soient point loués.

En 1897, il choisit d’être instituteur, et entre à l’école normale (sans doute avec une dérogation n’ayant 16 ans que le 25 décembre de l’année 1897).

 

Ecole Normale d’Instituteurs – Rodez

 

Ainsi Marius n’est plus une charge pour la famille suite au décès de sa mère.

En effet, grâce à la loi du 16 juin 1881, les études ainsi que la pension deviennent gratuites. La distinction qui existait entre élèves payants et élèves boursiers disparaît. Avant cette loi, la pension payée par les familles très modestes, pouvait être diminuée par l’obtention d’une bourse suivant les résultats scolaires.

Un internat est mis en place en remplacement du système monacal. Pourtant rien ne change vraiment. « Le lever est fixé à cinq heures en été et à six en hiver, le coucher est à neuf heures ». L’épaisse soupe du petit déjeuner est servie après deux heures d’étude à jeun.

Tout normalien portait un uniforme strict à casquette et longue redingote noire à liseré violet.

Pour entrer à l’Ecole Normale il fallait avoir le brevet élémentaire équivalent du certificat d’études primaires. Les études étaient de 3 ans dont deux années pour préparer le brevet supérieur.

Au début 1900 Marius est nommé instituteur stagiaire à « l’école libre » du Beffroi à Millau.

Ecole du Beffroi – Millau – Aveyron

Il y reste 3 ans et fut témoin d’un événement qui l’ébranla quelque peu.

Le 1er mai 1903, dans le climat tendu suite à la loi de 1901, les capucins de Rodez sont expulsés de leur couvent. Il verra les ouvrières des manufactures gantières, ciseaux à la main, menaçant de « faire une boutonnière » aux policiers qui approchaient du couvent. Elles s’étaient rassemblées suite au tocsin sonné par l’église de Notre Dame de l’Espinasse à Millau.

Couvent des Capucins - Expulsion 1903 - Millau - Aveyron
Couvent des Capucins – Expulsion 1903 – Millau – Aveyron

Marius racontait souvent combien la population ouvrière était attachée aux capucins car ils aidaient « les malheureux et les malades ».

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Journal du Loiret 30 avril 1903 – Archives du Loiret

Ces évènements le conforteront dans son engagement dans « l’école libre ».

Marius enseignera ensuite à Villefranche, puis à Luc la Primaube où il sera régulièrement en désaccord avec son inspecteur, notamment lorsqu’il fut question que le jardin du curé soit affecté par la commune à d’autres projets. Le curé se servait de ce jardin pour aider les familles pauvres à se nourrir.

Il se marie en 1922 avec Rosalie VERNHES, elle aussi institutrice libre à Flavin. Ensemble ils feront leur carrière à l’école Saint Charles de Gaillac dans le Tarn.

Le choix de l’école libre est à croiser avec ses opinions et au sens du partage tel qu’il l’entendait. De nombreux enfants seront scolarisés gratuitement et bénéficieront d’un service de cantine gratuit lui aussi. Pour lui « l’école pour tous » n’était pas une question de loi mais une conviction profonde de partage.

Marius ROUX et Rosalie VERNHES

8 décembre – Marie MOYNE

Il y a 96 ans aujourd’hui, jour de la conception de Marie, naissait ma grand-mère maternelle, qui bien sûr fut nommé Marie … Aimée.

Ses parents Joseph Eugène MOYNE et Aimée Pierrette THEVENET s’étaient mariés en 1909 à Champagnat, petit village près de Cuiseaux en Saône et Loire.

Elle est la 6ème enfant d’une fratrie de 7 enfants. 5 frères avant elle et ensuite une petite sœur.

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Elle est issue d’une famille paysanne propriétaire, bressane par son père, jurassienne pas sa mère. Elle se disait jurassienne et enfant, j’aimais la taquiner sur ce fait.

Elle parlait peu de son enfance. Sur cette photo c’est la petite fille à la mine renfrognée à gauche, sa sœur était toujours souriante et elle, Marie « ronchon ». Il manque Raymond sur la photo.

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Famille Moyne 1928

Elle est issue d’une famille paysanne assez aisée pour l’époque. Ils vivaient dans la ferme des parents d’Eugène.

La famille sera marquée d’abord par la perte de Marcel. J’ai découvert l’existence de ce petit garçon dans les registres d’état civil. Je n’ai jamais entendu parler de la mort de cet enfant.

Eugène sera soldat durant toute la période de la guerre de 14-18. D’abord au 109 ° RI puis au 217° RI. Il sera blessé au talon par une balle le 15  août 1916 mais ne rentrera chez lui qu’en 1919.

En 1925, Adèle GOLLION, la mère d’Eugène décède. La succession sera longue. C’est des frères d’Eugène qui hériteront de la ferme familiale.

La famille quitte Champagnat et partiront à Graye et Charnay, dans le Jura en 1928.

Ma grand-mère ira à l’école jusqu’au certificat d’étude et sera ensuite « placée » comme bonne chez un notable de Coligny (dans l’Ain à 20 kms au sud).

En 1936, Eugène décède, laissant la famille désemparée. Joseph s’est marié. La maison devient petite.

Pierrette repart alors dans son village natal de Balanod.

La guerre éclate, Marie est toujours à Coligny. Joseph, Camille et Raymond sont mobilisés. Raymond sera fait prisonnier en 1940 et décèdera en captivité en 1941. Je ne sais pas ce que deviennent Aimée et Edmond.

Pendant la guerre, Marie fera souvent à vélo, l’aller-retour entre Graye et Charnay , Balanod et Coligny, allant au « ravitaillement » à la ferme de Joseph.

Lieux de vie de Marie

Marie, jeune fille, rêvait d’être infirmière. Cela restera un rêve.

La guerre finie, elle a 25 ans et rencontre Raymond qui revient de camp de prisonniers où il a passé 5 ans.

Evadé à 2 reprises, il rentre d’Allemagne blessé physiquement et surtout psychiquement de ce qu’il a enduré.

C’est deux solitudes qui se rencontrent. Ils se marient le 8 janvier 1946 à Saint Amour.

Raymond Marie 1946

Drôle de photo de mariage, un peu tristounette. Marie a toujours ce regard que je lui verrai longtemps. Mon grand-père saura faire preuve de résilience. Il était beaucoup plus gai que Marie.

Marie avait la réputation d’être femme forte et au caractère trempée.

Au début de leur union, ils habiteront au rez-de-chaussée de ce que l’on appelle à Saint Amour la maison Lamartine. Alphonse de Lamartine n’habitera jamais cette maison, il y viendra en villégiature. C’était l’hotel particulier de sa nièce.

maison Lamartine

3 enfants naîtront dans cette maison dont ma mère qui aimait beaucoup se cacher dans les multiples placards muraux qui « tapissaient » les murs de cette grande bâtisse.

Au cours des années 50, ils feront construire une maison sur les hauteurs de Saint Amour.

Une petite maison car aux dires de ma grand-mère : « la banque avait estimé que c’était suffisant pour des ouvriers ». Ils pourront dans les années 60, faire une extension.

Marie élevait ses enfants et était nourrice, Raymond travaillait à la ville comme cantonnier.

Naitront encore 4 enfants, mais comme sa mère, elle perdra son 4ème enfant.

Ce petit monde grandira et jouera dans le grand jardin où Marie et Raymond feront pousser fruits et légumes qui laissent encore de souvenirs de saveurs inégalées.

Les enfants partiront, les petits enfants arriveront dès 1969. Je suis l’ainée de 14 mouflets comme disait Marie.  Marie connaîtra ses 4 premiers arrières – petits – enfants.

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Marie Raymond et moi 1969

Elle nous a quitté il y a déjà 18 ans. Elle laisse un grand vide. Elle m’a tant appris tout au long de ces vacances que je passais chez mes grands – parents ; que pas un jour ne passe sans que je répète un geste qu’elle m’a appris.

Je fais mes gâteaux dans ses moules, je cuisine dans sa cocotte en fonte. Si je sais me servir d’aiguille c’est grâce à elle.

Sa vie fut une vie de labeur entre une famille nombreuse, un mari marqué par les années de captivité allemande, un grand jardin à entretenir pour nourrir son petit monde, la perte d’un enfant, d’un petit fils, d’une arrière-petite-fille.

Je ne la voyais pas souvent sourire. Elle aurait aimé vivre en ville et non dans cette petite commune, aussi joli nom soit-il !

Mon regret : ne pas avoir noté adolescente, jeune adulte, ce qu’elle me disait de sa vie et surtout de ne pas lui avoir poser les questions que je me pose aujourd’hui et qui désormais resteront sans réponse.

Elle aurait eu 96 ans aujourd’hui.

Mamé, je suis fière de t’avoir eu comme grand-mère, toi qui as su me transmettre tant de choses. Peut-être que mon sens de la transmission me vient de toi, du moins je me plais à le croire.

Votre grand-mère a-t-elle été importante pour vous ? Que vous a-t-elle transmis ?

Saint Nicolas du Pélem – Marie Perennes

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Je ne vous parlerai pas du grand bonhomme en rouge, mais de Saint Nicolas du Pélem (22) où naquit Marie Pérennes, mon arrière- arrière-grand-mère paternelle (branche adoptive).

Ce Saint Nicolas ne fut pas un cadeau dans mes recherches.

Je fus longtemps sur les traces de Marie ne sachant rien d’elle si ce n’est son nom sur l’acte de naissance de mon arrière-grand-père Maurice né le 23 juillet 1910 à Asnières sur Seine (92).

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Marie est alors âgée de 39 ans, sans profession, demeure 88 rue du Mesnil à Asnières. Maurice est fils de père non dénommé. Louis Chaboy est témoin de cette naissance.

Je savais par mon arrière-grand-mère Suzanne, que Maurice n’avait pas connu son père. Il ne parlait d’ailleurs jamais de sa famille.

Je me penche alors sur le recensement d’Asnières.  Je trouve bien Louis Chaboy, Maurice Pérennez (les deux orthographes sont fréquemment utilisées sur une même personne). Cette Mme Marie Métayer est-elle bien la mère de Maurice. S’il s’agit d’elle, est-elle mariée, divorcé ?

Je n’ai pu consulter le recensement suivant.

 

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A la lecture de son acte de naissance de Maurice, en mention marginale, il est écrit qu’il a été reconnu le 25 mai 1929 par Marie Pérennes à Saint Yzan du Soudiac en Gironde.

Son acte de mariage avec Suzanne, le 5 août 1933, indique que sa mère est décédée.

Direction la Gironde, à Saint Yzan du Soudiac pour rechercher l’acte de reconnaissance.

À la consultation des registres, je retrouve Marie. Elle s’est mariée le 12 juin 1929 avec Louis Chaboy.

Je sais désormais que Marie est née à Saint Nicolas du Pélem (côtes du Nord – aujourd’hui Côtes d’Armor) le 19 avril 1871. Elle est la fille de Jean-Marie Pérennes et de Philomène Guernevo, époux décédés à la date du mariage de Marie en 1929.

L’acte indique qu’elle est la veuve de Mathurin Métayer depuis le 14 novembre 1900. C’était bien ma Marie du recensement de 1911.

Louis est aussi veuf depuis le 28 janvier 1928 de marguerite Pauline Octavie Cerbonnet. Il est né le 22 mars 1878 à Rouen. Il est employé au chemin de fer.

Il fait peu de doute que Maurice est le fils de Louis. C’est du moins la conclusion à laquelle sont arrivés mon père et mon oncle.

Je trouve aussi l’acte de décès de Louis moins de 6 mois plus tard : le 9 décembre 1929.

C’est un certain Eugène Métayer, 33 ans, mécanicien, domicilié Palais sur Vienne (haute Vienne) qui fait la déclaration. Et c’est le beau-fils de Louis.

Maurice a un frère !!!

Le déplacement valait la peine.

Je sais désormais :

Marie est né le 19 avril 1871 à Saint Nicolas du Pélèm (22)

Elle a été mariée une première fois avec Mathurin Métayer

Elle a deux enfants : Eugène et Maurice.

Elle vit avec Louis et la mère de celui-ci au moins en 1911.

Louis n’a pas reconnu Maurice.

Je pars à la recherche de la vie de Marie que Maurice a quelque peu occulté mais il devait avoir ses raisons. Il nous a toutefois laissé son portrait.

L’acte de Naissance de Marie est une mention marginale sur l’acte d’une autre personne. Un peu comme si dès sa naissance, elle était invisible. Je suis passée et repassée sur cette page sans voir la mention.

A l’époque où j’ai commencé mes recherches sur Marie, j’avais consulté Geneanet, elle n’apparaît jamais dans les enfants du couple Jean Marie Perennez et Marie Philomène Guernevo.

Je finis par trouver l’acte sur celui de Françoise BURLOT.

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Sa naissance est reconnue et légitimée par un jugement du tribunal civil de Guingamp du 8 octobre 1892.

Pas de mention de son mariage avec Mathurin Métayer mais celui avec Louis est bien noté ainsi que son décès qui ne correspond pas à ce qui est inscrit sur l’acte de mariage de Maurice. On avance…

Je conclus à la lecture de cet acte que c’est au moment de mariage qu’elle a su qu’elle n’avait pas été déclarée, d’où la demande de rectification. Pourquoi cet oubli ?

En épluchant les tables décennales à la recherche du mariage, je trouve une « Maria Métayer », qui après lecture s’avère être la fille de Marie et Mathurin. Ils demeurent à Versailles (78).

Je retrouve vite leur acte de mariage le 17 décembre 1892. Mathurin est cordonnier et Marie Journalière.

Maria née le 11 janvier 1895 à Saint Nicolas du Pélem. Ensuite Eugène Louis le 2 octobre 1896 à Versailles et enfin Pierre n é le 13 décembre 1899 aussi à Versailles.

Mathurin décède le 14 novembre 1900.

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C’est la sœur de Marie, Maria Perennès, sa sœur qui est témoin accompagnée de Gustave Victor Haincourt, à défaut de parent et de voisin. Où est passé Marie ?

Recensement de 1901 :

Maria, fille de Marie et Mathurin vit chez sa grand-mère Paternelle Marguerite THOMAS à Lanrivain. Le grand-père est décédé le 22 octobre 1900, 3 semaines avant son fils. Marie est-elle à Lanrivain au moment du décès de Mathurin ?

Pierre vit chez ses grands-parents maternels à Saint Nicolas du Pélem

A Versailles au 10 rue des 2 portes, il n’y a plus personne. Marie et Eugène ont disparu.

La famille est explosée.

Recensement de 1906 :

Maria est toujours à Lanrivain chez sa grand-mère.

Eugène est à Saint Nicolas et c’est fois c’est Pierre et Marie dont je perds la trace.

Marie a-t-elle déjà rencontré Louis Chaboy ?

Beaucoup de questions restent sans réponse.

Peut-être que le dossier de Louis Chaboy, employé au chemin de fer, lèvera une partie du voile sur l’histoire de Marie.

Marie est inscrite décédée en 1933 sur l’acte de mariage de Maurice puis en 1954 à Plounévez – Quentin (22) ???

Là encore, un nouveau mystère. A la mairie de Plounévez-Quentin, point de trace de ce décès, pas plus qu’à Saint Nicolas du Pélem où la mention a été faite, ni à Lanrivain (village de naissance de Mathurin et de Jean Marie Pérennes (père de Marie).

L’été dernier, visite des cimetières de ces 3 communes, en vain. Aucune tombe ne porte le nom de Marie ou de ses parents. Je ne sais pas où est enterrée Marie.

Le destin de Marie me touche.

Quel évènement a empêché sa déclaration de naissance ? Pourquoi son acte de décès est-il introuvable ?

Marie est une ombre que je souhaite faire revivre. Saint Nicolas du Pélem me doit un cadeau.

A suivre …

N’hésitez pas à me contacter si vous avez une information.