Léontine GUIGUE âgée de 12 ans, de Buellas, le 25 mars 1900

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Marquoir : REFLETS de SOIE

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Léontine est née le 04 octobre 1887 à Montracol, petite commune à la porte des Dombes, à 8 kms à l’ouest de Bourg en Bresse dans l’Ain.

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Montracol

Elle est née dans la maison familiale, au hameau « Les métairies », dans une ferme qui devait ressembler à celle-ci (la commune de Bény est à quelques kilomètres de Montracol, au nord de Bourg en Bresse)

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Elle est la fille de Marie Joseph GUIGUE et Marie Léontine GIROD, tous deux cultivateurs.

Son père est né le 18 juillet 1858 à Montracol et sa mère le 8 septembre 1864 à Buellas, commune voisine.

Ils se marient à Buellas le 4 avril 1885 et s’installent au début de leur union dans la ferme des grands-parents paternels de Léontine.  Il a été fait un contrat de mariage chez Maître Claude Marie Auguste MICHEL à Bourg en Bresse.

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http://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vta217d8c22818f63ba/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_b1fac0b7ae6e778bcfc19506837f0985#id:1031664782

Léontine est fille unique. La vie dans une ferme bressane à la fin du 19ème siècle était dure. Tout le monde vivait dans la même pièce dont le sol était fait de terre battue. Il n’y avait ni eau courante, ni électricité.

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Recensement Montracol 1886 : p 6/18 L 4143

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 Recensement -Montracol – 1891 : p 6/14 L 4144

Léontine ne connaîtra pas sa grand-mère paternelle, Françoise Myard est décédée le 5 novembre 1886 presque 5 mois après le recensement du 9 juin 1886.

Je perds leurs traces au recensement de 1891, ils n’apparaissent ni à Montracol, ni à Buellas à cette date. Ils sont présents en 1896 à Buellas, au hameau de la Rosière. Hameau où Léontine vivra jusqu’au moins jusqu’en 1936. Ensuite une visite aux Archives de l’Ain s’impose.

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Buellas eut deux écoles, l’une au bourg l’autre au hameau de Corgenon. L’école du bourg était la plus proche du hameau de La Rosière. Il est fort probable que Léontine y fut scolarisé.

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C’était une école publique mixte, mais pas au sens où on l’entend aujourd’hui. Il y avait une classe pour les filles et une autre pour les garçons. Comme l’était aussi les logements des instituteurs depuis 1877 (suite au décès de Mme Prost Institutrice et épouse de M. Prost, lui-même instituteur).

(Source : Journal communal de Buellas N°12 – article de M. Gérard Froger)

Elle y apprit à lire, à écrire, à compter mais aussi à coudre comme toutes les petites filles.

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Sans doute acheta-t-elle son coton à broder dans la mercerie, épicerie du village. Ses travaux d’aiguilles ne se limiteront pas à ce magnifique marquoir, il lui aura fallu marquer son trousseau en prévision de son futur mariage qui eût lieu le 29 novembre 1906 à Buellas. Elle épouse Léon Hippolyte NEVEU, âgé de 25 ans cultivateur.

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Léontine perd son père le 9 décembre 1908. Sa mère s’installe au bourg, seule, elle se remariera en 1919 avec Claude Marie Frédéric JOUVRAY et se réinstalle au hameau de la Rosière, elle y résidera jusqu’au 1931. Elle est absente du recensement de 1936, peut être décédée.

Léontine aura 4 enfants :

Auguste Léon Marcel : 18 septembre 1907 – 20 janvier 1915

Victor Joseph Joanny : 2 mai 1909

Paul Lucien : 14 avril 1914

Et une petite Léa née en 1920.

En 1936 Léontine vit toujours à Buellas avec Hippolyte. Ils seront épargnés par la guerre de 14/18. Hippolyte ajourné à deux reprises pour faiblesse, sera maintenu au service auxiliaire du 53ème régiment d’infanterie, jusqu’à sa démobilisation le 27 février 1919.

Léontine décèdera à Buellas le 1er février 1952.

Source :

Reflets de Soie : http://www.reflets-de-soie.fr/

Archives de l’Ain : http://www.archives.ain.fr/archive/recherche/etatcivil/n:88

Journal Communal de Buellas : Les Echos du Patrimoine

http://www.buellas.fr/associations.php?cat=associations&idAssoc=491

 

 

 

A la Recherche des Petites Brodeuses

Les petites brodeuses de marquoirs

C’est au XIX° que ce type de broderie connait ses heures de gloire. La broderie faisant partie de l’éducation des filles, au même titre que la lecture, l’écriture, le calcul ; l’école devenant obligatoire, elle devient un exercice obligé pour les fillettes entre 7 et 13 ans.

Elles commençaient par des exercices de marquage du linge (uniquement les initiales), en vue de la constitution de leur trousseau. Cela permettait aussi de reconnaître son linge lors des lessives communes aux lavoirs.

Elles brodaient ensuite les lettres de l’alphabet, souvent de belles lettres gothiques, les majuscules, les minuscules, les chiffres.

A partir de 1870, sont apparues les grilles, avec leurs multitudes de motifs floraux, animaliers mais aussi de scènes bucoliques, des motifs religieux.

Le marquoir était brodé sur du lin ou du coton avec un fil de laine ou de coton. Avant l’apparition des grilles de Berlin, le rouge était la couleur principale car symbole de vie, du sang, des menstruations.

Il y figure fréquemment les nom et prénoms des jeunes filles, une date soit de naissance soit celle à laquelle le marquoir est terminé, et un lieu de résidence.

Il était souvent offert aux parents ou lors de festivité : communion, mariage, anniversaire …

Le marquoir est en fait le chef d’œuvre de l’écolière. Il est réalisé majoritairement dans la douzième année de la jeune fille.

De20161026_133117 nombreuses entreprises tels Sajou, Thiriez et Cartier Bresson, DMC créent des petits livrets (aujourd’hui rééditer notamment par Sajou : http://www.sajou.fr/fr/438-albums-sajou-bleus-point-de-croix) qui deviennent de véritables mines d’or pour les brodeuses en herbes qui les utiliseront pour leurs compositions

Avec Isabelle Mazabraud de Reflets de Soie ( http://www.reflets-de-soie.fr/), nous allons vous emmener sur les traces de ces petites brodeuses.

Petite bio d’Isabelle :

Fille de brodeuse, Isabelle Mazabraud-Kerlan a toujours vécu entourée de broderie, sa maman ayant une formation de brodeuse professionnelle. Et même si celle-ci a toujours refusé d’exercer son art, Isabelle a eu le bonheur de profiter de ses pièces d’études et de ses conseils.

Après des études d’Ingénieur et 12 ans dans une grande entreprise de Travaux Publics, l’aiguille, le fil et les marquoirs anciens ont finalement repris le dessus.

Chineuse dans l’âme, elle aime faire revivre tous ces ouvrages brodés par les jeunes filles du XIXème et début XXème siècle. Des ouvrages parfois simples voire maladroits et pourtant si touchants.
Depuis 2003, Reflets de Soie, sa marque, prend son essor en France mais aussi dans le monde entier.
La collaboration avec Sandrine permettra de ne pas perdre le fil de l’Histoire.

Le voyage commence en Rhône Alpes Auvergne, se poursuit par les Pays de Loire, la Normandie, les Hauts de France, l’Ile de France et enfin le Grand Est.

Rendez-vous dès demain avec Léontine Guigue de Buellas dans l’Ain

Au nom de la mère

J’ai assisté le 6 octobre à la BNU de Strasbourg à une table ronde organisée par la FCE (Femmes Chefs d’Entreprise – http://www.fcefrance.com/delegation/Strasbourg et la page FB : https://www.facebook.com/FCEBASRHIN/?fref=ts), ayant pour pour thème : oser entreprendre, regards croisés integénérationnels.
Partage d’expériences sur l’entrepreunariat au féminin et rappel de la place de la femme dans le monde du travail.
Au sortir de cette table ronde, discussion avec une jeune avocate sur la place de la femme dans la transmission du nom de famille. Une personne de sa famille avait réalisé l’arbre généalogique, mais il avait réalisé un arbre agnatique.
La succession agnatique, est une succession dans laquelle les hommes succèdent aux hommes excluant de fait les femmes.
Elle en fut choquée, ne comprenant pas que l’on puisse gommer ainsi toute une partie de l’histoire familiale.

Je lui expliquais qu’il en était souvent ainsi puisque nous vivons dans une société patriarcale, et que souvent, même sans vouloir offenser quiconque, la partie féminime de l’arbre est laissée de côté.

Notre discussion se porta naturellement sur la loi sur le nom  de famille (loi du n° 2002-304 du 4 mars 2002 relative au nom de famille  :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000593399&categorieLien=id).

Si cette loi, à terme, compliquera peut-être les recherches généalogiques dans les prochaines années, elle répare à mon sens « cette erreur » qui est de donner systématiquement le nom du père à un enfant. Et ce « reniant » complètement le nom de la mère : comme si chaque enfant n’était que le fruit du père.

Si nous vivions dans une société matrilinéaire (se dit d’un mode de filiation et d’organisation sociale dans lequel seule l’ascendance maternelle est prise en compte pour la transmission du nom, des privilèges, de l’appartenance à un clan ou une classe – source Larousse), les mères célibataires (je n’aime pas le terme de fille-mère) auraient-elles connu le rejet qui fut le leur si souvent?

Pourquoi une majorité de généalogistes passent sous silence les branches féminimes?

Je n’ai pas de réponse à cette question. Toutefois au regard des témoignages que j’ai pu recueillir,  il apparaît que seul compte le patronyme et non la dimension psychologique.

Si le nom s’était transmis par les femmes, nombre d’enfants nés de père inconnu n’auraient peut-être pas vécu cette « honte » puisque la perception de la transmission  de la filiation biologique aurait été féminine et nom masculine.

La seule filiation biologique dont on peut être certain, est celle de la mère. Il aurait été juste de fait que l’enfant porte alors le nom de sa mère.

Je ne remets pas en cause la place du père mais au vu de mes recherches personnelles, j’ai remarqué, dans ma famille biologique paternelle, que le nom de famille s’était transmis par les femmes. Des femmes célibataires, souvent méprisées et laissées pour compte.

Dans ma famille biologique paternelle, mon grand-père Jean VUILLEMARD (1897- 1974) est né d’Augustine Marie Lydie (1876 – 1961), célibataire. Le père d’Augustine, Auguste Célestin (1852 – 1930) est né aussi de père inconnu. Il est le fils de Marie Françoise Joséphine (1822 – 1854), elle même fille de Marie Françoise Justine (1796 – 1880).

Sur 7 générations, 5 générations auront transmis au féminim.

De quoi se poser des questions sur la transmission du nom.

Si j’avais « hérité » de la branche féminine de mon arbre, je me serai posé beaucoup moins de questions sur mes orgines.

Alors Mesdames et Messieurs les généalogistes essayez de faire des arbres cognatiques et non agnatiques.

Merci au législateur d’avoir permis aux femmes de transmettre leur nom – en dehors d’une filiation naturelle – même si aujourd’hui seulement 0.65% (source INSEE) des parents font ce choix sans contrainte (6.5% lorque la mère est seule)

Et vous, qu’en pensez-vous?

 

Bienvenue

Au-delà des racines

Un nouveau blog de généalogie ?

Oui, mais que puis-je apporter de plus ?

Une vision différente, je l’espère.

Une vision où la transmission sera le fil conducteur.

Définition :  Le Petit Larousse nous dit

Transmission : Nom féminin, du latin « transmissio » : le trajet ; action de transmettre quelque chose à quelqu’un.

Transmettre : faire parvenir, communiquer ce que l’on a reçu. Permettre le passage, agir comme intermédiaire.

Pourquoi la transmission ?

C’est ce qui m’anime : l’être humain n’est qu’un passage, vecteur entre les anciennes et les nouvelles générations. Fort du savoir-faire, de la culture de nos ainés, nous nous devons d’être le relais vers les générations futures, afin que ce qui a construit notre humanité ne soit pas vain.

Mon histoire personnelle est faîte de transmissions :

  • La transmission du nom par les femmes : que ce soit ma branche paternelle biologique et ma branche paternelle adoptive.
  • Les trajets : ma famille adoptive paternelle avait la bougeotte et le mouvement a beaucoup marqué mon enfance et mon adolescence et ma jeune vie d’adulte jusqu’en 2006 où j’arrive à Strasbourg.
  • La transmission des savoir-faires, notamment des métiers liés au textile (brodeuse, plumassière, gantière, tisserand, couturière, tailleur …)

Une perception transgénérationnelle de l’arbre généalogique m’a permis :

  • D’aller au-delà de mes racines, d’en retirer les nœuds, de mettre à jour de nouvelles vérités, de rompre les répétitions
  • Ce travail en psychogénéalogie m’a amené à un projet d’écriture de l’histoire de ma famille à destination de mes enfants.
  • Cadeau : mon beau-père m’a confié des souvenirs que je mets en ordre, complète les évènements historiques, vérifie les dates ….

Mes recherches se répartissent ainsi

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  • Famille paternelle biologique : Haute Saône (Faucogney et la mer, Fontenois les Montbozon principalement) – Patronymes : Vuillemard – Jassey – Mouillet
  • Famille Maternelle : Jura (Balanod, Saint Amour) et Saône et Loire (Cuiseaux, Dommartin les Cuiseaux, Varennes Saint Sauveur) – Patronymes : Janodet – Michel – Moyne – Thévenet
  • Famille paternelle adoptive : Indre (Chabris) et Cher (Allouis), Doubs (Besançon) Région Parisienne (Hauts de Seines (Colombes, Issy Les Moulineaux), Val d’Oise (Argenteuil, Chérence, Us, ) Paris (8° et 11°)), Bas-Rhin (Strasbourg), Orne, Oise, Côte d’Armor (Saint Nicolas du Pélem, Lanrivain, Plounevez-Quintin) – Patronymes : Morand – Cardenet – Pérennes – Malnou
  • Famille maritale : Ardèche (Issarlès, Cros du Géorand), Aveyron (Flavin), Gard (Meynes, Nîmes, Saint Jean du Pin), Hérault (Lunel), Lozère (Malzieu-Ville). Roux – Vernhes – Vincent – Pascal

Aujourd’hui, j’habite depuis 10 ans à Strasbourg. J’y ai suivi mon mari, mais c’est ma troisième expérience alsacienne. J’ai suivi ma 4ème et j’ai commencé à travailler dans cette belle ville. Je ne savais pas alors que des ancêtres de ma famille paternelle adoptive y étaient nés (1815) avant de gagner la région parisienne. J’ai fait le chemin inverse.

Au-delà de mes racines, et de celles des personnes qui m’ont confiées leurs recherches (avec leur autorisation), je vous ferai part de ces tranches d’histoire de vie.

Vous pouvez trouver mes recherches sur Geneanet :

http://gw.geneanet.org/smorandroux