R comme Reprendre ses études (côté étudiants) #ChallengeAZ

Reprendre ses études, du côté des élèves.
Que cela vous donne envie d’en faire autant, quelque soit la matière étudiée !!!

Blog des promos du D.U. Généalogie de Nîmes

duRLe D.U. Généalogie et Histoire des familles peut faire partie d’une formation initiale : c’est le cas pour certains étudiants, qui mènent de front leurs études d’histoire et de généalogie, ou poursuivent leur cursus de droit par une spécialisation dans le successoral.
Pour beaucoup d’entre nous cependant, le D.U. constitue une reprise d’études. Après des formations et des années d’exercice de métiers très différents, nous revenons à la fac pour suivre des cours, passer des partiels et valider un diplôme.

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R comme Reprendre ses études (côté professeur) #ChallengeAZ

Un post de notre professeur de Généalogie Stéphane Cosson. Reprendre ses études , du point de vue du professeur. Cela donne envie de transmettre

Blog des promos du D.U. Généalogie de Nîmes

Tous les six mois, je les vois arriver. Un peu apeurés. Des questions plein les yeux. Au départ, il y a plusieurs groupes : ceux qui sont encore étudiants et ceux qui reprennent leurs études, ceux qui font ça pour le plaisir et ceux qui ont un objectif professionnel derrière, les néophytes (ou qui se présentent comme tels) et les plus aguerris (ou qui se présentent comme tels). Et à la fin de leur année, ils ne font plus qu’un.

Quels qu’ils soient, ils vont tous aborder des matières qu’ils ne connaissent pas. Je sais, nous savons tous que nous allons leur demander beaucoup. Nous savons tous qu’ils vont devoir faire des sacrifices financiers et familiaux. Nous savons tous qu’ils vont devoir jongler avec le temps. Le temps c’est leur Cadbury : « Dis, tu ne pourrais pas le faire un peu plus long ? »

Ils sont ma bouffée d’oxygène, promotion après promotion. Ne…

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K comme promotion Kiki Joli. Histoire d’une querelle… #ChallengeAZ

Au terme d’un semestre mouvementé, mais tellement constructif et riche de savoir, notre nom de promo a fait quelques vagues. Au final le choix d’un prénom apparu dans notre partiel de généalogie qui s’explique par lui-même : Nulsifrotte

Blog des promos du D.U. Généalogie de Nîmes

Il y a eu, depuis la création du D.U. en 2009, plusieurs promotions, chacune étant désignée par le mode d’enseignement, en présentiel ou à distance, par l’année d’obtention du diplôme, et… par un surnom. Un nom de promo, comme ça se fait souvent.

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VOEUX

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2017 et surtout du TEMPS*.

Du temps pour rire et sourire

Du temps pour aimer et vivre

Du temps pour travailler et s’épanouir

Du temps pour voyager même en rêve.

Du temps pour lire, écrire, écouter de la musique

Du temps pour aider ceux qui en ont besoin

Du temps pour soi

Laissons partir 2016 sans remord ni regret et accueillons 2017 l’esprit et le cœur grands ouverts.

Cette année 2017 qui débute, sera pour moi une année charnière synonyme de beaucoup de voyages généalogiques et de projets qui verront leurs accomplissements d’ici décembre 2017.

  1. Voyage N°1 : J’ai décroché juste avant Noel (quel cadeau magnifique !!!!) ma première mission de recherche. Cette demande me conduira en Charente, à Paris, en Alsace (le trajet sera plus simple à organiser, un petit tour de tram et je serai aux Archives), en Aquitaine, dans les Hauts de France et enfin à Marseille.
  2. Voyage N°2 : Je serai toutes les fins de semaines à Nîmes en tant qu’élève du DU (Diplôme Universitaire) de Généalogie et Histoire des Familles dispensé par l’Université de Nîmes. Et oui j’ai encore beaucoup à apprendre notamment en paléographie et en Héraldique, qui me posent parfois quelques soucis. Cela me permettra aussi d’aller aux Archives (Elles ne sont pas en lignes, sauf pour Nîmes et Alès), faire des recherches sur la branche gardoise de l’arbre de mon mari.
  3. Voyage N°3 : Je devrais quitter l’Alsace pour rejoindre le grand sud toulousain et me rapprocher d’une partie des miens. Projet plis aléatoire puisqu’il dépend du travail de mon cher et tendre.
  4. Projet N°1 : Débutée en 2016, la collaboration avec Isabelle de Reflets de Soie continue. La vie d’une dizaine de petites brodeuses de marquoirs issus de sa collection, revient chaque mois. La dernière en date vient de Saint Bauzely près de Nîmes (un heureux hasard !!!). J’agrémenterai cette rubrique de recherches sur d’autres marquoirs que j’aurai trouvé. Pas de date de fin de projet tant les marquoirs sont nombreux.
  5. Projet N°2 : Mener mon DU à son terme et le réussir en Juin
  6. Projet N°3 : Faire le challenge Généalogie de A à Z en juin que je placerai sous le signe des métiers textiles.
  7. Projet N°4 : Compléter les branches de mes arbres qui le demandent afin de faire une édition grand format pour décembre 2017.
  8. Projet N°5 : finaliser mon 1er récit de vie pour septembre 2017 avec arbre à la clé.
  9. Projet N°6 : continuer les relevés collaboratifs quand le TEMPS me le permet.

Voilà, beaucoup de choses menées tambour battant, reste à ne pas flancher.

Bon vent, à vous qui me lisez, pour cette année 2017.

Je vous remercie tous de me suivre. N’hésitez pas à me faire part de vos réflexions sur ce que vous aimeriez me voir aborder quant à l’étude des métiers textiles.

A bientôt

Sandrine

* Inspiré d’un poème des Natifs Américains des Tribus Dakota

Magland – 1892 Ce 8 Août – Louise Delaplagne

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Fil de départ : la date et le lieu.

Soit le 8 août 1892 est la date de naissance de Louise Delaplagne, soit c’est la date à laquelle elle a terminé ce marquoir très fleuri.

Magland se situe en Haute Savoie, si on ne connait pas cette commune, un peu indice s’est glissé dans le marquoir : l’écusson de la Haute Savoie figure en haut et en bas au centre.louise_delapagne_retouche_500-copie

 

Après consultation du registre de naissance de Magland, Louise en fait se nomme Marie Louise Delaplagne. Elle est née le 14 juin 1879.

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Archives de Haute-Savoie, côte 4E 2171- p 567/901

Elle est la fille de Charles Delaplagne, âgé de 40 ans, marchand de bois et de Marie Suzanne Anthoine, âgée de 34 ans, ménagère, domiciliés à Magland

Les témoins de cette naissance sont Louis Joseph Delaplagne aubergiste (son oncle paternel), et Cyrille Hugaud domestique.

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Magland est une petite commune de haute Savoie sur les bords de l’Arve, cité horlogère puis spécialisée dans le décolletage (fabrication de vis, écrou…).

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Elle est la benjamine de 3 enfants, un frère Louis Philippe né en 1875 et une sœur Léa Marie née en 1877

Son père Charles est né le 29 juillet 1839 à Magland et sa mère Marie Suzanne le 1er aout 1844, tous deux à Magland.

Ils se marient à le 4 février 1875.  Marie Suzanne est enceinte au vu de la date de naissance de Louis Philippe (2/6/1875).

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Alors que Louise est encore une petite fille, en 1882 son oncle Louis Joseph, cafetier, est juré d’assise au Tribunal d’assise. Le domaine de compétences relève du jugement des crimes contre les personnes mais aussi contre les biens ou l’état.

 

cour-dassise-1882

la-croix-20-juil-1892_n2812_-catastrophe-de-saint-gervaisDurant l’été 1892, alors que Louise termine son marquoir. Une tragédie se produit dans cette vallée de l’Arve qui conduit à Chamonix.

 

 

 

 

 

 

Dans sa vingt-deuxième années, Louise perd sa mère le 25 février 1901.

Elle vit toujours à la ferme familiale, peut être aide-t-elle à l’auberge de son oncle Louis Philippe, Auberge Anthoine (Carte postale colorisée plus haut)

Son frère Louis Philippe se marie en 1904. Toute la famille vit à la ferme familiale.

Louise et Léa sont célibataires.

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Ses oncles maternels sont horlogers  et décolleteurs notament Michel ANTHOINE

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En 1913, Louise ou Léa font certainement parties de la Ligue des Femmes Françaises – une association catholique féminime, prépondérante en Haute Savoie.

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Là s’arrête les documents sur Louise. Il me faudra une visite aux archives de Haute Savoie pour en savoir plus.

Quelle était son école, Louise s’est-elle mariée, a-t-elle eu des enfants ?

Ses questions méritent une réponse, dans quelques mois j’espère.

Si vous Louise fait partie de vos ascendants, n’hésitez pas à me contacter

 

Sources :              

Vous pouvez retrouver le marquoir à broder sur le site Reflets de Soie : http://www.reflets-de-soie.fr/

Archives de Haute Savoie :  http://archives.hautesavoie.fr/?id=rechercher

Cartes Postales : http://www.delcampe.net

Ligue des Femmes françaises : http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2009.deloche_e&part=162170

Marius ROUX et la loi de 1901

1905, loi de séparation de l’église et de l’état où le choix d’une carrière.

Le 9 décembre 1905 était promulguée la loi de séparation de l’église et de l’état. Auparavant une loi dite « anticléricale » fut votée : la loi du 1er juillet 1901 de Waldeck ROUSSEAU qui interdit notamment l’enseignement aux congrégations religieuses non autorisées. Cette loi amena le grand-père de mon mari à faire le choix de « l’école libre ».

Il y a 2 ans mon beau-père suite aux recherches que je faisais sur la famille ROUX, me remit un cahier d’écolier bleu qu’il avait couvert d’une très belle écriture. Ce cahier était les prémices de découvertes qui allaient m’amener à écrire mon premier récit de vie.

Son père, Baptiste Irénée Marius (grand-père de mon mari) est né le 25 décembre 1881 à Flavin dans l’Aveyron.

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Fils de cultivateur, sa mère Rosalie ROUQUETTE avait mis un point d’honneur à ce que ses enfants ne soient point louer.

En 1897, il choisit d’être instituteur, et entre à l’école normale (sans doute avec une dérogation n’ayant 16 ans que le 25 décembre de l’année 1897).

 

Ecole Normale d’Instituteurs – Rodez

 

Ainsi Marius n’est plus une charge pour la famille suite au décès de sa mère.

En effet, grâce à la loi du 16 juin 1881, les études ainsi que la pension deviennent gratuites. La distinction qui existait entre élèves payants et élèves boursiers disparaît. Avant cette loi, la pension payée par les familles très modestes, pouvait être diminué par l’obtention d’une bourse suivant les résultats scolaires.

Un internat est mis en place en remplacement du système monacal. Pourtant rien ne change vraiment. « Le levé est fixé à cinq heure en été et à six en hiver, le coucher est à neuf heure ». L’épaisse soupe du petit déjeuner est servie après deux heures d’étude à jeun. Tout normalien portait un uniforme strict à casquette et longue redingote noire à liseré violet.

Pour entrer à l’Ecole Normale il fallait avoir le brevet élémentaire équivalent du certificat d’étude primaire. Les études était de 3 ans dont deux années pour préparer le brevet supérieur.

Au début 1900 Marius est nommé instituteur stagiaire à « l’école libre » du Beffroi à Millau.

Ecole du Beffroi – Millau – Aveyron

Il y reste 3 ans et fut témoin d’un événement qui l’ébranla quelque peu.

Le 1er mai 1903, dans le climat tendu suite à la loi de 1901, les capucins de Rodez sont expulsés de leur couvent. Il verra les ouvrières des manufactures gantières, ciseaux à la main, menaçaient de « faire une boutonnière » aux policiers qui approchaient du couvent. Elles s’étaient rassemblées suite au tocsin sonné par l’église de Notre Dame de l’Espinasse à Millau.

Couvent des Capucins - Expulsion 1903 - Millau - Aveyron
Couvent des Capucins – Expulsion 1903 – Millau – Aveyron

Marius racontait souvent combien la population ouvrière était attachée aux capucins car ils aidaient « les malheureux et les malades ».

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Journal du Loiret 30 avril 1903 – Archives du Loiret

Ces évènements le conforteront dans son engagement dans « l’école libre ».

Marius enseignera ensuite à Villefranche, puis à Luc la Primaube où il sera régulièrement en désaccord avec son inspecteur, notamment parce qu’il avait manifesté son désaccord lorsqu’il fut question que le jardin du curé de Luc la Primaube soit affecté par la commune à d’autres projets. Le curé se servait de ce jardin pour aider les familles pauvres à se nourrir.

Il se marie en 1922 avec Rosalie VERNHES, elle aussi institutrice libre à Flavin. Ensemble ils feront leur carrière à l’école Saint Charles de Gaillac dans le Tarn.

Le choix de l’école libre est à croiser avec ses opinions et au sens du partage tel qu’il l’entendait. De nombreux enfants seront scolarisés gratuitement et bénéficieront de la d’un service de cantine gratuit lui aussi. Pour lui l’école pour tous n’était pas une question de loi mais une conviction profonde de partage.

Marius ROUX et Rosalie VERNHES

8 décembre – Marie MOYNE

Il y a 96 ans aujourd’hui, jour de la conception de Marie, naissait ma grand-mère maternelle, qui bien sûr fut nommé Marie … Aimée.

Ses parents Joseph Eugène MOYNE et Aimée Pierrette THEVENET s’étaient mariés en 1909 à Champagnat, petit village près de Cuiseaux en Saône et Loire.

Elle est la 6ème enfant d’une fratrie de 7 enfants. 5 frères avant elle et ensuite une petite sœur.

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Elle est issue d’une famille paysanne propriétaire, bressane par son père, jurassienne pas sa mère. Elle se disait jurassienne et enfant, j’aimais la taquiner sur ce fait.

Elle parlait peu de son enfance. Sur cette photo c’est la petite fille à la mine renfrognée à gauche, sa sœur était toujours souriante et elle, Marie « ronchon ». Il manque Raymond sur la photo.

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Famille Moyne 1928

Elle est issue d’une famille paysanne assez aisée pour l’époque. Ils vivaient dans la ferme des parents d’Eugène.

La famille sera marquée d’abord par la perte de Marcel. J’ai découvert l’existence de ce petit garçon dans les registres d’état civil. Je n’ai jamais entendu parler de la mort de cet enfant.

Eugène sera soldat durant toute la période de la guerre de 14-18. D’abord au 109 ° RI puis au 217° RI. Il sera blessé au talon par une balle le 15  août 1916 mais ne rentrera chez lui qu’en 1919.

En 1925, Adèle GOLLION, la mère d’Eugène décède. La succession sera longue. C’est des frères d’Eugène qui hériteront de la ferme familiale.

La famille quitte Champagnat et partiront à Graye et Charnay, dans le Jura en 1928.

Ma grand-mère ira à l’école jusqu’au certificat d’étude et sera ensuite « placée » comme bonne chez un notable de Coligny (dans l’Ain à 20 kms au sud).

En 1936, Eugène décède, laissant la famille désemparée. Joseph s’est marié. La maison devient petite.

Pierrette repart alors dans son village natal de Balanod.

La guerre éclate, Marie est toujours à Coligny. Joseph, Camille et Raymond sont mobilisés. Raymond sera fait prisonnier en 1940 et décèdera en captivité en 1941. Je ne sais pas ce que deviennent Aimée et Edmond.

Pendant la guerre, Marie fera souvent à vélo, l’aller-retour entre Graye et Charnay , Balanod et Coligny, allant au « ravitaillement » à la ferme de Joseph.

Lieux de vie de Marie

Marie, jeune fille, rêvait d’être infirmière. Cela restera un rêve.

La guerre finie, elle a 25 ans et rencontre Raymond qui revient de camp de prisonniers où il a passé 5 ans.

Evadé à 2 reprises, il rentre d’Allemagne blessé physiquement et surtout psychiquement de ce qu’il a enduré.

C’est deux solitudes qui se rencontrent. Ils se marient le 8 janvier 1946 à Saint Amour.

Raymond Marie 1946

Drôle de photo de mariage, un peu tristounette. Marie a toujours ce regard que je lui verrai longtemps. Mon grand-père saura faire preuve de résilience. Il était beaucoup plus gai que Marie.

Marie avait la réputation d’être femme forte et au caractère trempée.

Au début de leur union, ils habiteront au rez-de-chaussée de ce que l’on appelle à Saint Amour la maison Lamartine. Alphonse de Lamartine n’habitera jamais cette maison, il y viendra en villégiature. C’était l’hotel particulier de sa nièce.

maison Lamartine

3 enfants naîtront dans cette maison dont ma mère qui aimait beaucoup se cacher dans les multiples placards muraux qui « tapissaient » les murs de cette grande bâtisse.

Au cours des années 50, ils feront construire une maison sur les hauteurs de Saint Amour.

Une petite maison car aux dires de ma grand-mère : « la banque avait estimé que c’était suffisant pour des ouvriers ». Ils pourront dans les années 60, faire une extension.

Marie élevait ses enfants et était nourrice, Raymond travaillait à la ville comme cantonnier.

Naitront encore 4 enfants, mais comme sa mère, elle perdra son 4ème enfant.

Ce petit monde grandira et jouera dans le grand jardin où Marie et Raymond feront pousser fruits et légumes qui laissent encore de souvenirs de saveurs inégalées.

Les enfants partiront, les petits enfants arriveront dès 1969. Je suis l’ainée de 14 mouflets comme disait Marie.  Marie connaîtra ses 4 premiers arrières – petits – enfants.

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Marie Raymond et moi 1969

Elle nous a quitté il y a déjà 18 ans. Elle laisse un grand vide. Elle m’a tant appris tout au long de ces vacances que je passais chez mes grands – parents ; que pas un jour ne passe sans que je répète un geste qu’elle m’a appris.

Je fais mes gâteaux dans ses moules, je cuisine dans sa cocotte en fonte. Si je sais me servir d’aiguille c’est grâce à elle.

Sa vie fut une vie de labeur entre une famille nombreuse, un mari marqué par les années de captivité allemande, un grand jardin à entretenir pour nourrir son petit monde, la perte d’un enfant, d’un petit fils, d’une arrière-petite-fille.

Je ne la voyais pas souvent sourire. Elle aurait aimé vivre en ville et non dans cette petite commune, aussi joli nom soit-il !

Mon regret : ne pas avoir noté adolescente, jeune adulte, ce qu’elle me disait de sa vie et surtout de ne pas lui avoir poser les questions que je me pose aujourd’hui et qui désormais resteront sans réponse.

Elle aurait eu 96 ans aujourd’hui.

Mamé, je suis fière de t’avoir eu comme grand-mère, toi qui as su me transmettre tant de choses. Peut-être que mon sens de la transmission me vient de toi, du moins je me plais à le croire.

Votre grand-mère a-t-elle été importante pour vous ? Que vous a-t-elle transmis ?